Sofi Urbani

Sofi Urbani
Je crois que j’ai marché sur la Lune, 2012
Chaussures en verre, miroir, éclairage

Née en 1972 à Gassin (Var)
vit et travaille à Marseille

"Le travail de Sophie Urbani met en jeu "une limite" qui se cherche qui engage ce que, faute de mieux, j'appellerais « un acte de perception", une façon de s'installer sur la frontière du visible et de l'invisible, de la présence et de l'absence. La tentation d'arrêter le temps, ou au contraire de remettre en mouvement une image arrêtée participe assez évidemment de l'exploration de cette frontière, comme y participe
l'intérêt pour ce que le jeu des échelles introduit de perturbation dans notre vision.

Il en résulte une certaine tension du regard, la recherche d'une oscillation de la vision qui donne à beaucoup de ses pièces un caractère un peu hallucinatoire. Un peu comme quand on croit avoir aperçu quelque chose du coin de l’œil, qui a aussitôt disparu. Mais il s'agit ici de tenter de ramener cette impression périphérique au centre du champ de vision, de l'y fixer d'une façon telle que son incertaine fragilité se maintienne et que ce qui se joue d'une exaspération de la perception soit restitué autrement, dans la forme plastique même.

Trois éléments participent à la conception de ces pièces, et se mêlent autant qu'ils se distribuent dans des champs plastiques assignables : le premier de ces éléments est de type sculptural et il se fonde sur une pensée de la construction qui tend parfois vers l'architecture ; le second relève de l'image, de la vidéo bien sûr mais aussi d'une relation ancienne, d'une certaine façon primordiale, avec le cinéma dans la tradition propre qui naît avec Méliès (et se joue là non seulement une relation au merveilleux, mais un certain goût pour la théâtralité et la dérision) ; la troisième participe d'une fascination pour le mouvement non tel qu'on peut naturellement l'observer, mais tel que le montage peut le générer dans la double énergie du rythme des images et du vide qui les sépare et d'une certaine façon les soutien.

Il y a des films qui portent une pensée de la peinture. Les vidéos de Sophie mobilisent un imaginaire de sculpteur, et inversement ses objets se construisent comme des images. Il en résulte une unité relativement forte de son travail, alors qu'il se présente comme une succession de propositions indépendantes qui toutes ne paraissent valoir que par elles-mêmes. Cette unité exprime la nature du point de vue qui s'y exerce, son enracinement dans le fait sculptural et magique de la lumière."

Extraits de Jean Cristofol, 2009

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